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Who’ll stop the rain ? Bruce, of course !

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Samedi 28 juillet, le jour J. L’alibi qui nous a permis de nous embarquer dans ce voyage se présente enfin : le concert de Bruce Springsteen à Göteborg.

Classiquement, la journée commence par le réveil. Sauf que nous ne sommes pas à Göteborg, mais à Lillehammer à plus de 500 km et 6 heures de route de la cité suédoise. Lillehammer, charmante petite commune norvégienne, cité hôte des JO d’hiver en 1994, où nous avons passé la soirée.

Réveil, petit footing au calme sur les hauteurs de la ville dans la sérénité du petit matin norvégien, petit déjeuner gargantuesque puis départ de notre hôtel si cosy. Dernière ballade en ville, visite de l’église dans laquelle nous aurons la surprise d’entendre l’organiste qui doit y donner un concert le lendemain répéter. Nous quittons à regret Lillehammer sous quelques gouttes de pluie pour la plus longue étape de notre road-trip. En route, tout se dégrade. De petite, la pluie devient continue et nous bouche complétement le paysage. Du coup, la conduite découverte devient de la conduite « tout court » et c’est beaucoup plus pénible ! Nous passons à proximité d’Oslo, où nous reviendrons dans quelques jours, et filons vers la frontière. Passage sans contrôle (vive Schengen !), puis arrêt à la première station-service pour refaire le plein. Caisse automatique. Première carte bancaire, lecture impossible. Seconde, idem. Vålkommen til Sverige ! Changement de pompe pour une pompe avec paiement à la caisse. Première carte bancaire, impossible, seconde, ouf, nous pourrons payer au 3ème essai. Décidément, nos CB n’aiment pas les changements de pays !

La pluie redouble de violence et nous perdons la réception de Radio Norge, excellente radio musicale qui nous accompagnait très agréablement depuis notre arrivée en Norvège. Nous passerons dès lors notre temps à zapper de fréquence en fréquence, à une chanson écoutable succédant plusieurs titres absolument nullissimes (de notre point de vue bien sûr !).

Peu avant 17 heures, nous arrivons enfin à Göteborg sous le déluge ! L’autoroute est à moitié inondée, les sirènes de pompiers sont quasi-continues et lorsque nous passons devant le stade, nous constatons qu’il n’a pas l’air d’être couvert. Youpi !!! Nous localisons notre entrée et essayons de se garer à proximité. Evidemment, nous ne trouvons que des parkings payants. Et avec des parcmètres dont les lecteurs de carte bancaire sont défectueux. Evidemment, si nous avons pu retirer des couronnes suédoises, nous n’avons pas de monnaie… Pleins de bonne volonté, nous arpentons les rues à la recherche d’une boutique ouverte. Rien aux environs, et les deux stations-services que nous visitons ont de la monnaie pour l’équivalent de 2 heures de parking alors qu’il nous en faudrait au moins 6 ! Retour dépités à la voiture quand nous remarquons un parking aérien un peu plus loin. Miracle, le lecteur de CB de celui-ci fonctionne et nous permet de partir au concert l’esprit tranquille, certains de retrouver la voiture après le concert. A vrai dire, l’idée de visiter la fourrière de Göteborg ne nous enchantait guère.

Il est déjà 19h15 et il pleut toujours. Nous nous dirigeons vers le stade, l’Ullevi Stadium, et comme nous le redoutions nous constatons que seules quelques rangées sont couvertes par le toit du stade. Les nôtres ne le sont pas. Etonnant pour un stade de football et d’athlétisme dans un pays pourtant peu réputé pour la sécheresse de son climat. Si le stade tarde à se remplir, la pluie semble vouloir s’arrêter un peu. Dommage, j’aimerais tellement entendre « Who’ll stop the rain », reprise de John Fogerty et du Creedence Clearwater Revival traditionnellement jouée en ouverture des concerts pluvieux.

Who’ll stop the rain ? Bruce, of course !

20h30, le stade est enfin plein, 65 000 personnes encore pour ce second soir. Grâce à l’architecture atypique du stade, nous profitons un peu de la vue sur Göteborg.

Who’ll stop the rain ? Bruce, of course ! Who’ll stop the rain ? Bruce, of course !

Quelques gouttes tombent encore. 20h48, le concert débute. Et je suis comblé, « Who’ll stop the rain » ouvre le concert. Et comme par enchantement, les dernières gouttes cessent. Les nuages que nous voyons se déplacer seront inoffensifs tout le reste de la soirée.

Avantage d’un concert de 2ème soir, certains titres peu ou pas joués sur cette tournée (Lost in the flood, The ties that blind, Downbound train, Jungleland…) et de vraies raretés (Frankie, Where the bands are, It’s hard to be a saint…). Au final, concert parfaitement équilibré entre pépites pour fan et classiques springsteeniens.

Who’ll stop the rain ? Bruce, of course ! Who’ll stop the rain ? Bruce, of course !

Nous aurons passés tous les deux un excellent concert et ressortirons comblés à 0h30, après un concert de 31 chansons et 3h40. Seul bémol, le public un peu mou de notre tribune qui sera bien trop souvent sagement assis à notre goût. Décidément rien ne vaut l’ambiance des concerts en salle ou, dans le cas présent, de la pelouse (là c’est le « puriste » rabat-joie qui parle).

Who’ll stop the rain ? Bruce, of course ! Who’ll stop the rain ? Bruce, of course !

L’heure et demie de route vers notre hôtel de Jönköping effectuée, nous pouvons enfin aller nous coucher. Il est 3h20 et il faudra que nous nous levions à 9 heures pour pouvoir profiter du petit-déjeuner. Pfff, dure la vie de vacanciers !

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