Un puffin avec votre café ?
Ça y est, on les a enfin vues ces bestioles ! Lesquelles ? Mais les puffins, voyons.
Les puffins, c’est ça. Normalement, on devrait dire macareux moines en français, mais leur nom anglais est plus rigolo.
Une bestiole gloutonne, pataude et mignonne, à notre image donc ! :-)
Ce texte semblant décousu, remettons un peu d’ordre et reprenons dans l’ordre chronologique.
Jeudi 18 juillet, 9h30, départ de notre hôtel de Limerick sans petit déjeuner puisque cet hôtel n’en propose pas. Donc nous le prendrons en route. Cap à l’ouest, à 1 heure de là, pour les Cliffs of Moher, sensées être d’impressionnantes falaises. Au vu de nos expériences précédentes, nous sommes dubitatifs mais espérons une belle surprise.
Comme les simples boulangeries n’existent pas ici, nous nous arrêtons dans un SuperValu (équivalent d’un Tesco, mais avec des caissières qui disent hello-thank you-bye) pour s’acheter le nécessaire à petit déjeuner. Nous arrivons au parking du centre des visiteurs des Cliffs of Moher à 10h30, achetons nos billets à 6€ par personne et entrons.
Première bonne surprise, le site est, autant que possible, discret : bâtiments creusés dans la butte et donc invisibles, chemins matérialisés par des cailloux et non des barbelés… Donc il y a du mieux !
Deuxième bonne surprise, l’existence d’un sentier littoral relativement long qui nous permet d’y faire une randonnée d’une dizaine de kilomètres.
Le chemin étant bien côtier, les vues sur les falaises sont variées et impressionnantes. Pas complètement verticales, elles ne donnent pas le vertige, mais elles s’élèvent malgré tout à 200 mètres (214m au point le plus haut).
Soudain, un énorme bruit sourd vient nous rappeler que l’érosion est forte et que les falaises sont grignotées. Au vu de la poussière dégagée, le morceau qui est tombé dans l’eau ne devait pas être petit !
Surtout, ces falaises sont un lieu de nidification pour les oiseaux marins : mouettes, guillemots, fulmars et… puffins ! Les nombreux points de vue et les entrailles rocheuses des falaises et des petites îles abritent des milliers d’oiseaux que nous passerons plusieurs heures à observer.
Arrêt en cours de route pour participer à la construction des cairns… dont nous apprendrons plus tard qu’ils sont interdits sur le territoire des Burrens où se trouvent les falaises. Oups !
Un peu plus loin, nous trouvons un petit coin tranquille avec une chouette vue pour prendre (enfin) notre petit déjeuner.
Après tout, il n’est jamais que 12h30… puis nous reprenons le chemin, direction la Hag’s Head, tour de signalisation, vestige d’un fort en ruine qui se trouvait là et détruit pendant les guerres napoléoniennes. Le fort s’appelait Mothar et sa déformation a donné son nom aux falaises (merci le guide remis à l’accueil !). On fait le tour de la tour, regardons les falaises se prolonger puis retour en direction du centre des visiteurs.
Nouvelles vues sur les falaises et les eaux limpides.
Découverte de nouveaux rochers abritant des puffins (et d’autres oiseaux, mais ils sont moins intéressants :-)). Nous passerons un temps fou à les observer voler, se déplacer maladroitement sur leurs roches, se cacher… Vivement que nous retournions en Norvège et que nous allions en Islande !!! (les dons sont bien sûr acceptés, se rendre dans la rubrique contact pour nous transmettre votre numéro de compte bancaire).
Il est presque 16 heures quand nous revenons au point de départ. On zappe la Tour O’Brien, préférant observer les oiseaux.
Visite du centre (après une pause glace) où une exposition explique la formation des falaises (il y a 320 millions d’année, à l’embouchure d’une rivière) et les différents mécanismes d’érosion remodelant le paysage, comme nous en avons eu la preuve le matin même.
17 heures, nous repartons enfin, très satisfaits de notre journée.